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  • : Je suis étudiant a la fac de sport de Poitiers en L3 management du sport. Adhérent UNEF et ayant une conscience politique!

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Samedi 5 juillet 2008
La période des transfert dans les clubs professionnels se profile et les chiffres vont avoir beaucoup de zéro mais la réalité de la très grande majorité des sportifs de haut niveau ce n'est pas les strass et les paillettes mais plutot a précarité!

C'est ce que veut montrer l'ouvrage dont je vais parler: "Sportif en danger: la conditions des travailleurs sportifs", S.Fleuriel et M.Schotté, Editions du croquant collection savoir/agir, 2008



Cet ouvrage accessible à tous, sportif ou non, a pour but de montrer le travail sportif comme il est, loin de ce que veux nous faire croire les médias à longueur d'informations!
Selon les auteurs la précarité est entretenu par deux grandes puissances (non ce n'est pas une théorie de complot qu'ils développent!): les "gardes du temple" et "les évangélistes du marché" (ou "marchand du temple"). Mais qui es-ce? Les premiers se sont les membres des fédérations qui encensent les vertus du sport amateur et désintérésé et les seconds se sont ceux qui s'éfforcent de promouvoir et de vendre le sport comme spectacle. "Le sport se pose comme un véritable laboratoire de la précarité social car le sportif n'a aucun droits sociaux acquis", et les deux puissances ne veulent surtout pas qu'il en aient mais pour des raisons totalement différentes. Pas de syndicats, pas de moyens de pression collective (tous sports confondus) mais des revendications commencent a ce faire entendre (nombre de match,...) mais les sportifs n'ont pas encore de droits acquis!
    Pour satisfaire les deux puissances le sportif se doit donc d'etre  un "amateur  professionnel" car il doit "gagner sa vie de la pratique du sport tout en apparaissant comme désinteressé". Comme le disait Carl Lewis,: "Professionel  parce que je gagne ma vie du sport. Amateur parce que les gens qui dirigent notre sport veulent que vous, le public, pensiez que nous pratiqons seulement "pour le plaisir de le faire", et de fait beaucoup d'entre le croient. L'expression "amateur professionnel" couvre à la fois la réalité et le mythe".

L'ouvrage ne se contente pas de parler des sportifs mais aussi des salariés des clubs associatifs.

Je recommande chaudement!

Tous les commentaires de lecteurs sont les bienvenus, et si les auteurs tombent sur l'article qu'ils se signalent!(Je peux enléver l'article sur simple demande de leur part)
par amandin publié dans : Livre
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Lundi 12 mai 2008
Pour une fois je vais faire de la publicité d'un ouvrage que je n'ai pas lu. Mais je pense qu'il est très intéressant, peut être que vous en avez déjà entendu parlé! Il vient juste de sortir, le 7 mai je crois.
Le texte qui l'accompagne c'est le communiqué de présentation.



"C’est un bilan sans complaisance des premiers mois de la présidence de Nicolas Sarkozy que dresse dans ce livre la Ligue des droits de l’Homme. Une présidence marquée par la rupture revendiquée : nouvelles orientations politiques, bouleversement de la manière d’exercer le pouvoir, mais surtout rupture avec les droits de l’Homme, malgré l’utilisation purement marketing qui en est faite par le nouveau pouvoir. La LDH alerte en premier lieu sur l’ «asphyxie de la démocratie» que provoque le présidentialisme de N. Sarkozy, auquel ne résiste aucune institution : ni le gouvernement ni le Parlement ni le pouvoir judiciaire. Elle met ensuite en garde contre le «tout sécuritaire», servi par une escalade législative, et contre la société du contrôle et de la surveillance qui tend à s’imposer, notamment à travers la multiplication et le croisement des fichiers sur les personnes. De même, ne peut-on que s’alarmer d’un pouvoir prétendant définir l’identité nationale, sélectionner les immigrés (quitte à les soumettre à des tests ADN) et traquer les sans-papiers jusqu’à déclencher les pires drames humains. La ségrégation s’exerce aussi sur le plan social, puisque la réforme des contrats de travail, l’émiettement des 35 heures dessinent le clivage entre une «France du mérite» et une autre «de la glandouille». Enfin, l’exercice d’une diplomatie désinhibée (Libye, Chine, Russie…) accorde la prééminence à la valeur «contrat» au détriment des droits de l’Homme, alors que la toute nouvelle secrétaire d’État aux droits de l’Homme est condamnée à jouer les utilités. La fragmentation sociale que la politique du nouveau pouvoir porte en germe lance le défi de la construction de nouvelles solidarités."
Commandez l'ouvrage à la boutique en ligne de la LDH.
 
par amandin publié dans : Livre communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Samedi 3 mai 2008



Voila un petit bouquin, 12 centimètres sur 8,5 centimètres, mais très interessant dans son contenu! Je le conseil pour ceux qui n'y étaient pas mais aussi pour ceux qui étaient présent en 1968! Traité en 10 grands thèmes (Prise de parole, Liberté, Travail,...) nous retrouvons les slogans qui ont marqué Mai 68! Les Slogans ne sont pas expliqués mais une explication générale du thème permet de comprendre comment et pourquoi ils ont été écrit. Il y a plus de 100 slogans!! Vous retrouverez "j'emmerde la société, mais elle me le rend bien"; "On ne revendique RIEN on prendra, On ne demande RIEN on occupera"; "Après les usines et les facultés, occupons l'opinion publique"; "Soyez réalistes, demandez l'impossible!"..... découvrez vite les autres!

Jen-philippe Legois montre les révoltes des étudiants mais aussi celles des ouvriers, des intellectuels et des paysans. Il est archiviste et chercheur membre du GERME (Groupe d'études et de recherche sur les mouvements étudiants), il dirige le centre national d'archives sur les mouvements étudiants à Reims et co-anime un cours à Science-Po Paris autour de l'année 1968.


PS: Le bouquin coûte 2,90 Euros pour 160 pages. Il est donc abordable et ne fait pas exploser votre pouvoir d'achat! Et vous n'enrichissez pas trop les méchants capitalistes! Je recommande fortement!

par amandin publié dans : Livre
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Samedi 19 janvier 2008


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Références de l'ouvrage:

Dietschy P., Gastaut Y., Mourlane S., Histoire politique des Coupes du Monde de football, Paris, Edition Vuibert, 2006

Thèmes traités:

Cet ouvrage essaye de nous faire comprendre la relation qu’il peut y avoir entre l’organisation des Coupes du Monde de Football, faite par la FIFA, et le pouvoir politique. Le terrain du football a été une tribune pour certains pouvoirs politiques afin de faire passer leurs idées ou pour « détendre » des tensions entre pays.


Définitions et notions clefs:

FIFA
 : La Fédération Internationale de Football Association est une association de fédérations nationales fondée en 1904 ayant pour vocation de gérer et de développer le fooball dans le monde. Son siège est situé depuis 1932 à Zurich, en Suisse, et son président actuel est Sepp Blatter. La FIFA est une association à but non lucratif qui désigne les pays hôtes pour la Coupe du Monde.

Politique: Art de gouverner, c’est la manière d’exercer cet art qui est propre aux sociétés organisées. C’est ce qui se rapproche à l’Etat, à l’organisation du pouvoir, à la conduite des affaires publiques.

Patriotisme: C’est l’attachement, le dévouement à sa patrie, celui-ci peut aller jusqu’au nationalisme c'est-à-dire une exaltation du sentiment national ; la doctrine qui en découle est souvent empreinte de racisme, de xénophobie, et d’une volonté d’isolement politique et économique.

Idéologie : Ensemble d’idées constituant une doctrine philosophique ou politique.

Cet ouvrage essaye de nous faire comprendre la relation qu’il peut y avoir entre l’organisation des Coupes du Monde de Football, faite par la FIFA, et le pouvoir politique. Le terrain du football a été une tribune pour certains pouvoirs politiques afin de faire passer leurs idées ou pour « détendre » des tensions entre pays.



Notes de Lectures:

·        Editions de la Coupe du Monde qui ont marqué le pays hôte :

L’Uruguay en 1930 : première coupe du monde, son attribution par la FIFA est déjà liée à des enjeux politiques. Les très bons résultats obtenus par cette équipe lors des olympiades, l’énorme développement du football dans ce pays mais aussi dans l’ensemble de l’Amérique du Sud, la célébration du centenaire de l’Indépendance de l’Uruguay, sont autant de facteurs déterminants dans le vote de la FIFA. Cette coupe du monde fut marquée par le désistement de nombreux pays européens pour des causes qui vont de la longueur du trajet mais aussi aux tensions sociales et économiques qui règnent dans certains pays.

La France en 1938 : Malgré le « bruit des bottes », la Coupe du Monde se déroule en France. La compétition sert encore de vitrine au fascisme : preuve en est l'autorisation donnée à l'équipe nationale allemande de participer à l'épreuve alors qu'elle comprend en son sein des joueurs autrichiens. Jules Rimet voit, avec bonheur les foules françaises, le succès populaire et financier du tournoi. Les Italiens quant à eux sont venus gagner leur deuxième coupe du monde « en terre hostile ». Les mots de Mussolini ne laissent d'ailleurs planer aucun doute : « vaincre ou mourir », écrit-il aux joueurs avant la finale face aux Hongrois.
La France en 1998 : C’est la Coupe du Monde de l’intégration nationale. Le sentiment national a atteint son paroxysme lors de la victoire de la France en finale. La ferveur populaire n’a d’égale que celle exprimée lors de la Libération en 1944. Le sentiment patriotique est exacerbé. Ce fut une aubaine pour la droite au pouvoir ; en effet, il en résulte une relance de la consommation et l’image du président de la République en fut renforcée.

Corée-Japon en 2002 : La décision faite par la FIFA de donner la co-organisation de la Coupe du Monde à ces deux pays semblait être un défi. L’organisation de ce tournoi a eu pour principal effet de raviver les rancœurs passées. Et depuis la fin de la coupe de monde, la politique d’échange culturel engagée pendant celle-ci est au point mort car les deux pays restent sur leurs positions.

·        Les Hommes d’Etats qui ont utilisé la Coupe du Monde à des fins idéologiques :

Mussolini lors de l’édition de 1934 qui se déroule en Italie. C’est le premier dictateur qui se sert d’un évènement sportif pour répandre son idéologie, le fascisme. Il se déclare être le « premier sportif d’Italie ». Avant le Coupe du Monde il ne pensait pas que le football pouvait être un moyen de propagande, il préférait le rugby car plus physique. Par la victoire de l’Italie, Mussolini veut montrer au monde que le fascisme est légitime.

Le général Videla lors de l’édition de 1978 en Argentine. Il a utilisé la passion du peuple argentin pour le football pour garder le pouvoir. La victoire de l’Argentine a permis à la junte militaire d’avoir une certaine légitimité. Cette coupe du monde fut marquée par les nombreux appels au boycott : par certains joueurs (Rocheteau par exemple) mais aussi par des collectifs mais ils n’ont jamais eu de poids, faute de soutien officiel, ni des fédérations ni des gouvernements ni de la FIFA.

·        Les joueurs, porteurs d’une image :

Ferenc Puskas, fut le symbole du régime communiste hongrois il était un ambassadeur du régime de Rákosi.

Lev Yacine, fut au service de la propagande soviétique, il a contribué à valoriser l’image de l’URSS au-delà de la logique des blocs.

Pelé, icône de son pays et du monde du football. Sa couleur de peau fut une aubaine pour montrer au monde que le Brésil était un pays uni où il n’existait pas de ségrégation, mais faire du Brésil un pays de tolérance c’est un mythe. Pelé, malgré sa position, n’a jamais fait de la cause noire un combat, il a toujours préféré la religion et le monde des affaires.

·        Les matchs qui ont marqué l’histoire de la Coupe du Monde :

RFA contre RDA en 1974. Ce devait être bien plus qu’un match, il devait rapprocher les deux peuples. La victoire de la RDA fut ressentie comme un immense triomphe en Allemagne de l’Est tandis qu’à l’ouest cette défaite fut un choc que seul la victoire finale put atténuer.

Le match Algérie-Allemagne en 1982. l’Algérie est l’équipe héritière du « onze de l’indépendance ». Equipe composée de joueurs amateurs évoluant en Algérie mais aussi de joueurs immigrés évoluant en France. Opposée à la RFA, une des meilleures équipes du monde, elle gagne le match contre toute attente, représentant haut et fort leur appartenance nationale et le respect de leurs origines familiales.

Etats-Unis contre l’Iran en 1998. Les deux présidents, Mohamed Khatami et Bill Clinton, ont fait de ce match une cause du dégel des relations américano-iraniennes, au point mort depuis la prise d’otages de 1979. Ce tournoi fut une victoire pour l’Iran tant au niveau sportif, politique et médiatique. L’impact du match est quand même à nuancer car il n’a pas influé de manière durable les relations entre les 2 pays, mais cela a permis un dialogue jusque là impossible.


Ce qu'il faut retenir:

Même si la FIFA se veut apolitique, elle se révèle être une organisation qui a un rôle d’acteur des relations internationales. En effet elle veut le rapprochement des peuples par le ballon rond. La FIFA cherche, sans l’avouer, à jouer un rôle aussi important que l’ONU. On se rend compte qu’une Coupe du Monde de Football, ce n’est pas que l’organisation d’un évènement sportif, c’est aussi un moyen d’échange, de dialogue et de tension entre les pays. Les Coupes du Monde ont été une tribune, politique et médiatique, très importante pour les pays hôtes mais aussi pour les pays qualifiés que ce soit à des fins de pouvoir (Videla, Mussolini) mais aussi à des fins de rapprochement entre les peuples (photo des joueurs américains et iraniens). Finalement quasiment aucune Coupe du Monde n’a échappé à l’emprise des politiques, surtout lors des premières éditions et jusqu’à la fin des années 80 qui marque la fin de la guerre froide. Maintenant on peut penser que ce sera les enjeux économiques qui dicteront les désignations des pays hôtes.





Mon avis:
Je recommande cet ouvrage que j'ai bien aimé. Certains points auraient pu etre beaucoup plus développé comme le rôle de la Fifa qui n'est pas assez soulevé! Je recommande fortement, pour tout le monde.





par amandin publié dans : Livre
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