Cet athlète a deux prothèses en
fibre de carbone à la place des jambes. En effet il est né sans péronés, avec deux orteils au bout de chacun de ses pieds atrophiés, il a été amputé à onze mois. Depuis quelque temps il court
après son rêve: participer aux épreuves olympiques avec les valides.
En effet il court à la même vitesse qu'un valide. Mais comment court-il aussi vite qu'un valide? Son niveau inédit chez les handicapés s’explique par une amputation très jeune (qui lui a permis
une adaptation totale à ses prothèses), mais aussi la nature de son handicap : Pistorius présente le paradoxal avantage d’avoir été amputé - au même niveau - des deux jambes, alors que la plupart
des athlètes contre lesquels il court le sont d’une jambe, ce qui crée une dissymétrie pénalisante. Mais cela peut être aussi du à la qualité de ses prothèses.
En janvier, la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) avait pris une décision négative quant à sa participation avec les valides, jugeant que l’appareillage d’Oscar Pistorius favorisait le
sprinter par rapport aux athlètes valides et violait le règlement 144.2, qui prohibe les «aides techniques». En janvier, l’IAAF a dévoilé les conclusions d’un rapport commandé à
l’université du Sport à Cologne. Qui assure que «Pistorius a pu courir avec ses prothèses à la même vitesse que les athlètes valides avec une dépense d’énergie environ 25 % moindre»
Mais le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) en a décidé autrement expliquant que le coureur pourrait participer au JO. Le tribunal n'a donc pas suivi les conclusions du Rappprt du Sport de
Cologne. Cette décision du TAS ne veut pas dire que l'on verra Oscar Pistorius sur les pistes de Pékin car il doit quand même faire les minimas olympiques placée a 45''95 sur le 400
mètres alors que son record personnel se situe à 46''46. En février, évoquant un éventuel jugement favorable du TAS, Pistorius lui-même demeurait prudent : «Quelleque soit la décision du TAS, jedevrais encore courir en deçà de mon record personnel pour être qualifié, et je pense que ce
sera un peu juste.» Hier, lors d’une conférence de presse à Milan, Pistorius a affirmé qu’il courrait au meeting de Milan, le 2 juillet, puis au Golden Gala de Rome le 11 juillet.
«Aujourd’hui, je peux poursuivre mon rêve, qui est de participer aux Jeux olympiques, e t si ce n’est pas à Pékin, ce sera à Londres en 2012», a-t-il affirmé.