Samedi 31 mai 2008
Cette brave Laurence Parisot va encore tomber des nues. S'offusquer. Appeler ses ouailles les patrons à la modération. La nouvelle tombe quelques
jours après que la présidente du MEDEF a proposé, la bouche en coeur, de reculer l'âge du départ en retraite des salariés à 63,5 ans : "C'est le seul scénario qui permette en 2020 de
retrouver un équilibre financier", a-t-elle soupiré. Pardon ? Augmenter les cotisations des entreprises, taxer les stock-options ? Vous n'y pensez pas ! Les salariés doivent comprendre qu'il
est inévitable qu'ils consentent des sacrifices, au nom de la sainte compétitivité. Pareil lorsqu'on réclame des augmentations de salaires : vous voulez étrangler les entreprises ou quoi ? Mais
tenir constamment un tel discours devient délicat chaque fois qu'est mis en lumière l'exemple venu d'en haut. eurosC'est le cas avec la publication par L'Expansion des revenus en 2007 des patrons
du CAC 40. L'article commence par l'avertissement suivant : "Attention, les rémunérations ici révélées sont susceptibles de heurter la sensibilité d’un public non averti." Vous êtes prêt
? "Pour la première fois, L’Expansion a cumulé le salaire de base, le bonus, le gain encaissé sur les stock-options, les dividendes perçus et même les jetons de présence dans les
autres grands conseils d’administration. En bas de cette longue colonne de chiffres, un total record pour les 40 patrons : 161 millions d’euros en 2007, contre 102 millions en 2006. Le gain moyen
par tête atteint 4 millions et provient pour une part des profits réalisés en levant leurs stock-options. Les trois premiers du CAC 40 en ont tiré l’essentiel de leurs revenus en 2007 : Pierre
Verluca (Vallourec) avec 18 millions d’euros, Gérard Mestrallet (Suez) avec 15 millions et Xavier Huillard (Vinci) avec 13 millions. Des gains à faire hurler les salariés à la fiche de paie
désespérément stable et au pouvoir d’achat en berne."
Au total, les rémunérations des patrons du CAC 40 ont augmenté en 2007 de 58%. Ce n'est pas la crise pour tout le monde. Nicolas Cori, le journaliste de Libération, publie le Top 10 sur son blog :
1. Pierre Verluca, Vallourec : 18,12 millions (+2312%)
2. Gérard Mestrallet, Suez : 15,54 millions (+364%)
3. Xavier Huillard, Vinci : 13,10 millions (+552%)
4. Henri Proglio, Veolia Environnement : 7,33 millions (+207%)
5. Henri de Castries, Axa : 5,53 millions (+22%)
6. Jean-Bernard Lévy, Vivendi : 5,42 millions (+129%)
7. Daniel Bouton Société générale : 5,24 millions (–52%)
8. Jean-Paul Agon, L’Oréal : 5,03 millions (+27%)
9. Martin Bouygues, Bouygues : 4,99 millions (+69%) (hors dividendes)
10. Benoît Potier, Air liquide : 4,37 millions (+52%)"
Laissons la conclusion à un commentateur du site de L'Expansion, qui signe Karolus : "Heureusement que le bouclier fiscal limitera l'insupportable pression fiscale pesant sur ces vaillants chevaliers de la France qui se lève tôt et qui veut gagner plus" !
Au total, les rémunérations des patrons du CAC 40 ont augmenté en 2007 de 58%. Ce n'est pas la crise pour tout le monde. Nicolas Cori, le journaliste de Libération, publie le Top 10 sur son blog :
1. Pierre Verluca, Vallourec : 18,12 millions (+2312%)
2. Gérard Mestrallet, Suez : 15,54 millions (+364%)
3. Xavier Huillard, Vinci : 13,10 millions (+552%)
4. Henri Proglio, Veolia Environnement : 7,33 millions (+207%)
5. Henri de Castries, Axa : 5,53 millions (+22%)
6. Jean-Bernard Lévy, Vivendi : 5,42 millions (+129%)
7. Daniel Bouton Société générale : 5,24 millions (–52%)
8. Jean-Paul Agon, L’Oréal : 5,03 millions (+27%)
9. Martin Bouygues, Bouygues : 4,99 millions (+69%) (hors dividendes)
10. Benoît Potier, Air liquide : 4,37 millions (+52%)"
Laissons la conclusion à un commentateur du site de L'Expansion, qui signe Karolus : "Heureusement que le bouclier fiscal limitera l'insupportable pression fiscale pesant sur ces vaillants chevaliers de la France qui se lève tôt et qui veut gagner plus" !
par amandin
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Politique
communauté :
Pour la démission de Sarkozy
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"On se souvient qu'en octobre 2007, pour avoir placardé l'affiche ci-contre, des militants du syndicat étudiant UNEF avaient été embarqués au commissariat, au motif d'
"offense au chef de l'État". Encore n'était-ce que le fait de policiers trop zélés, ayant englobé dans leur tâche du maintien de l'ordre public la défense de l'honneur outragé de sa majesté
Sarkozy 1er. L'affaire est plus grave cette fois. Le président en personne a attaqué en justice un fabriquant de tee-shirts pour y avoir affiché le visuel ci-dessous.
En France, en 1806, Napoléon aurait évoqué la création d'une fête des mères officielle au printemps. En juin 1906, dans l'Isère, se déroule la première célébration des
mères, sur l'initiative de l'Union Fraternelle des Pères de Famille. Le 31 décembre 1917, à Paris, on organise une fête des familles nombreuses. Le 16 juin 1918, à Lyon, est célébrée la première
"Journée des mères". À la suite de cet événement, l'idée d'une Journée des Mères de Famille est lancée. Selon certains, les français se seraient inspirés des Américains qui, pendant la première
guerre mondiale, envoyaient massivement du courrier à l'occasion de la fête des mères (qui était déjà établie aux Etats-Unis). À ce moment là la date envisagée pour cette fête est le 15 août. Le
9 mai 1920, le ministre de l'Intérieur proclame la première Journée Nationale des Mères de familles nombreuses. L'apothéose de la fête se déroule à Paris le 19 décembre, bien loin du 15 août
initialement prévu! Le Gouvernement prend alors la décision de célébrer chaque année la "Journée des mères". La première cérémonie eut lieu le 20 avril 1926.




